Champagne Thevenet-Delouvin

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L’agenda

Des adresses à retenir...

www.plus-de-bulles.com pour commandes de champagnes en ligne et commentaires de vins avisés.

www.restaurant-la-coquille.fr pour se restaurer à Epernay. Accueil souriant et agréable, cuisine soignée et réussie.

www.lemanoirdusphinx.com pour une étape de charme en Côte d’Armor avec vue imprenable sur mer, où le client est roi. Produits de la mer au centre d’une cuisine soignée et inventive.

www.gites-de-france-marne.com pour y retrouver notre gîte "La Loge du Coteau".

 

Lettre d'information


 
 

Gîte "La Loge du Coteau"

Un gîte en plein coeur des vignes
 

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Agrandissement de notre vignoble, une belle surprise ! - 27/10/07

Alors que les premiers froids et les premières gelées sont arrivés cette semaine rendant nos bas de coteaux uniformes, couleur chocolat, nous ne nous sentions pas encore prêts pour l’hiver... Or une belle surprise devait nous attendre en cette fin de campagne, nous faisant oublier ces premiers frimas ! En effet, un cousin à François, papa d’Isabelle, viticulteur également, en fin d’activité et sans relève actuelle, a décidé de confier une très grande majorité de son vignoble en location. Son objectif, faire en sorte que sa propriété soit exploitée par des viticulteurs de sa famille ou partageant les mêmes convictions. C’est une approche plutôt louable et rassurante dans cette ambiance champenoise lourde d’envie et de convoitise... Aussi, nous nous sommes retrouvés parmi les 4 vignerons ayant bénéficié de cet apport de surfaces.

A compter de cet automne, nous allons donc exploiter 60 ares de vignes en plus. Ce vignoble constitué de 4 parcelles encépagées en Meunier est implanté sur le terroir de Cerseuil. Ces vignes ont toujours été très bien entretenues, c’est incontestablement ce que nous appelons un beau vignoble. D’un point de vue élaboration c’est aussi très positif, cela devrait encore enrichir nos assemblages en diversifiant la palette des jus dont nous disposons.

Pour nous c’est une bonne nouvelle et nous allons dès à présent essayer de mieux connaître ces parcelles. Dans un premier temps, nous avons référencé les précédents entretien du sol afin d’adapter la stratégie la plus adaptée à la flore attendue pour l’année prochaine en essayant de réduire autant que possible l’utilisation des herbicides de pré-levée au printemps prochain (produits entravant la germination des graines, en général très persistants et localisés dans les premiers cm du sol et par conséquent sujets à des entraînements par érosion).

Dans un deuxième temps, nous allons effectuer un prélèvement de terre pour analyse afin de déterminer si les teneurs en matière organique sont suffisantes, si la minéralisation (transformation des éléments nutritifs non assimilables en éléments directement assimilables par la plante) est bonne et enfin si aucun déséquilibre en éléments nutritifs n’existe. En effet, en Champagne on constate souvent certaines carences notamment en magnésie induites non pas, par un manque de cet élément dans le sol mais par l’excès d’un autre élément (en l’occurence dans cet exemple la potasse). En règle générale, comme nous broyons les sarments de vigne après la taille, nous restituons des matières organiques qui à terme fournissent des aliments à la vigne d’où une moindre utilisation d’engrais sous forme minérale dans les parcelles.

 

Nos Champagnes référencés sur le Guide Dussert-Gerber. - 15/10/07

Face à la grande diversité et la grande richesse des assemblages en Champagne, on peut parfois être perdu. Aussi, nous conseillons à chacun de déguster plusieurs cuvées pour déceler celle qui lui ressemble réellement.

C’est à chaque fois un plaisir renouvelé que de chercher à marier un vin à un plat. Sur notre exploitation, nous nous employons à respecter notre vignoble et son environnement et nous cherchons à tirer le meilleur du terroir. Cela donne des Champagnes typés, avec une vraie personnalité qui peuvent parfois dérouter certains consommateurs...mais qui peuvent être remarqués par des connaisseurs. Dans le Guide Dussert-Gerber, les vins exprimant leurs terroirs sont en bonne place ! C’est plutôt bien. On oublie souvent qu’un vin doit séduire, le dégustateur doit pouvoir deviner ou imaginer le terroir qu’il y a derrière le vin...C’est aussi cela la magie du vin... Néanmoins, même si la dégustation doit influer sur votre propre choix, certains s’en remettent à des guides pour les orienter. Aussi, il est important pour nous d’y figurer. C’est aussi la reconnaissance de notre travail et de notre motivation à élaborer des cuvées qui nous ressemblent. Cette année, le Guide Dussert-Gerber des Vins de France a cité nos trois cuvées présentées : la Carte Noire Brut, le Réserve Brut et le Prestige Brut. Vous pourrez lire les principaux commentaires dans la rubrique Les Références.

Au vignoble, les couleurs automnales sont bien installées, c’est le moment d’effectuer des apports d’amendements organiques de masse (écorces) qui ont pour objectif de lutter contre l’érosion, de redynamiser la vie microbienne des sols et d’enrichir certains sols en matière organique nécessaire à une bonne nutrition de la vigne. De ce fait, les apports printaniers en fertilisants de nature minérale sont largement diminués voire suspendus depuis plusieurs années.

Certains collègues retravaillent superficiellement les sols pour les décompacter (sols tassés suite aux passages répétés des engins viticoles en saison estivale bien arrosée) afin que l’activité microbienne soit satisfaisante.

Sur l’exploitation, nous venons de semer du pâturin des prés commun dans certains passages d’enjambeurs. Cela évitera de trop tasser les sols (le système racinaire a tendance à aérer le sol, aussi la libération des éléments nutritifs de la vigne en est facilitée) et limitera l’usage de désherbants ainsi que les problèmes d’érosion. Dans certaines parcelles comme depuis quelques années, nous avons semé du blé entre les rangs, cela permettra d’avoir un couvert hivernal piégeant certains éléments fertilisants qui pourraient se retrouver dans les eaux et évitent aux herbes vraiment préjudiciables à la vigne de lever. Le plus difficile dans cette technique c’est maîtriser la phase de destruction au printemps. Utiliser un herbicide de contact, c’est plutôt contraignant car on veut justement les éviter, aussi nous avons opté pour la tonte. En passant plusieurs fois, cela crée comme un chaume qui présente bien des avantages face à des problèmes d’érosion sans être concurrentiel vis à vis de la vigne.

Autrement, un autre grand évènement nous attend cette semaine, c’est le salon professionnel des techniques champenoises et effervescentes qui a lieu tous les deux ans à Epernay baptisé VITeff. Un peu moins de 400 exposants et près de 20000 visiteurs sont attendus pour cet évènement maintenant international. Pour nous viticulteurs, cette manifestation constitue l’occasion de rencontrer nos fournisseurs, de discuter, de se renseigner sur de prochains investissements, de découvrir les innovations et les perspectives de notre filière. Des conférences sont organisées et permettent d’échanger sur de nombreux thèmes d’actualité comme les enjeux économiques de la Champagne à l’horizon 2007-2017, l’usage des co-produits issus du raisin de champagne, la préservation de la biodiversité de nos terroirs, l’élaboration des vins effervescents rosés...et bien d’autres thèmes encore.

 

Prospection au vignoble et activité en cuverie - 05/10/07

Quel plaisir de retrouver le vignoble avec ses couleurs d’automne ! ce mercredi avait lieu une prospection jaunisses de la vigne avec en ligne de mire la "flavescence dorée" sur le vignoble de Cerseuil suite à la découverte en 2005 d’un pied contaminé (ça c’est un travail rêvé pour Isabelle !). Organisée par les techniciens viticoles, cette visite de vignes réunissait également une majorité de viticulteurs exploitant sur ce terroir viticole. Nous avons donc déambulé joyeusement sur les coteaux du terroir dominant la vallée de la Marne en échangeant quelques impressions sur la campagne et les vendanges écoulées.

La flavescence est reconnue comme maladie de quarantaine, grave et très épidémique, elle est présente dans la plupart des vignobles français. Cette maladie est provoquée par un phytoplasme (bactérie parasite) qui se transmet par les plants ou par un vecteur, une cicadelle appelée scaphoideus titanus.

Les symptômes se traduisent par des bois encore verts et par conséquent une végétation qui retombe avec des feuilles enroulées et décolorées en rouge pour les cépages noirs et en jaune pour les Chardonnays avec évidemment pas ou très peu de récolte sur les ceps touchés. photo ITV En Champagne, cette cicadelle n’a encore jamais été décelée (elle affectionne des zones plus chaudes et sèches, mais compte tenu du réchauffement climatique actuel, on peut logiquement penser qu’elle finira par arriver en Champagne !). Actuellement, le risque le plus important est l’introduction via le matériel végétal. La lutte contre le vecteur est systématique et obligatoire sur les parcelles produisant du matériel végétal (vignes mères de de greffons, de porte-greffes) ainsi que dans les pépinières. Aussi, il convient d’être vigilant au vignoble (répérer tout pied suspect) et exigeant sur le matériel végétal (demander à nos pépiniéristes des plants ayant subi un traitement à l’eau chaude détruisant l’agent infectieux de la flavescence).

Sur notre tournée de mercredi, quelques pieds suspects ont été repérés, des prélèvements de feuilles ont été réalisés par les agents du Service Régional de la Protection des Végétaux de Reims pour des tests sérologiques en laboratoire certifié. Les résultats de l’année passée décèle la présence d’une autre jaunisse présente depuis une dizaine d’années en Champagne (le bois noir). Cette maladie est également transmise par un autre insecte présent sur la végétation proche des vignobles mais qui ne présente pas de caractère épidémique grave. Les symptômes visuels étant très proches de ceux de la flavescence dorée, il est indipensable de prélever et d’effectuer un test en laboratoire pour identifier la jaunisse présente. Il est fort probable, et fort heureusement pour notre vignoble, que les pieds repérés cette année soient concernés par le bois noir...

En cuverie, les fermentations alcooliques sont terminées. Les fermentations malolactiques ont été lancées sur une grande majorité de la cuverie mercredi matin par Xavier secondé par notre apprentie, Pamela. Toutefois cette fermentation n’a pas encore été débutée sur les vins logés en fûts. Actuellement, ils sont régulièrement bâtonnés pour remettre en suspension les lies afin de rechercher plus de complexité sur vins clairs. Cette fermentation sera lancée plus tard, dans un mois environ, il faut savoir parfois être patient. Pour débuter la fermentation malolactique, on a réhydraté en cours de vendange, des bactéries dans une solution de vin à une température maintenue à 18-20 °C que l’on nomme "pied de cuve malo". Après analyse positive de ce pied de cuve effectuée par le laboratoire Boland Oeno France, nous avons effectué l’ensemencement à 5 % de l’ensemble de la cuverie, ce mercredi. Cette seconde fermentation va entraîner la transformation de l’acide malique très perceptible en bouche en un acide beaucoup moins perceptible à la dégustation, l’acide lactique associé à un dégagement de gaz carbonique. Une étape que de nombreux élaborateurs champenois réalisent, cependant quelques grandes maisons et viticulteurs souhaitent l’éviter en la bloquant afin de garder toute cette acidité naturelle (dans ce cas on ajoute du soufre pour stabiliser le vin avant la réalisation de cette transformation). C’est plutôt interessant mais cette acidité peu parfois être déroutante pour certains consommateurs. Aussi en ce qui nous concerne, nous préférons l’effectuer afin de proposer des vins plus souples. D’ordinaire, cette étape est plutôt réalisée courant novembre mais compte tenu de la précocité des vendanges, elle est en cours en ce début octobre. Les dégustations vins clairs en vue des assemblages pourront avoir lieu plus tôt que d’habitude (en général courant février).

Parallèlement, les ventes de fin d’année s’organisent et les travaux d’aménagement d’un futur gîte occupent nos petits temps libres...