www.plus-de-bulles.com pour commandes de champagnes en ligne et commentaires de vins avisés.
www.restaurant-la-coquille.fr pour se restaurer à Epernay. Accueil souriant et agréable, cuisine soignée et réussie.
www.lemanoirdusphinx.com pour une étape de charme en Côte d’Armor avec vue imprenable sur mer, où le client est roi. Produits de la mer au centre d’une cuisine soignée et inventive.
www.gites-de-france-marne.com pour y retrouver notre gîte "La Loge du Coteau".
Comme le temps passe vite..., la vigne affiche déjà 9 à 10 feuilles étalées selon les cépages. Nous terminons actuellement les travaux d’ébourgeonnage qui visent à enlever les sarments non fructifères de la base du pied pour préparer les travaux en verts (bons relevage et palissage) et la taille de la saison suivante. Cette technique vise à optimiser la répartition des futurs raisins et à permettre une bonne aération des grappes pour limiter l’installation et la progression de la pourriture grise. Le temps passé par hectare à cette tache est variable en fonction de la taille adoptée. Par exemple, nous avons récemment ébourgeonné 50 ares de vigne taillée en vallée de marne à trois personnes en 7 heures... Pour le Chardonnay en taille chablis, nous nettoyons bien les charpentes (bois de deux ans), la base du pied étant souvent peu chargée en brins. Nous devrions débuter le relevage des fils de pied en deuxième moitié de cette semaine.
Au détour de ces travaux, nous observons notre vignoble et ce qui s’y passe. Aussi, avons nous repéré quelques rares femelles de cochenilles sur les charpentes (sans gravité), les premières larves de cochylis réfugiées dans les premiers boutons floraux, quelques nymphes de coccinelles (c’est plutôt bon signe)...et un nid d’oiseau avec déjà un oeuf bien abrité au pied du cep !!!! (nous l’avons préservé bien évidemment), témoin de la moindre toxicité des produits que nous appliquons de manière raisonnée.
Tout comme ces orchidées sauvages présentes dans plusieurs de nos parcelles. Comme quoi la viticulture raisonnée peut aussi rimer avec biodiversité...
Les conditions climatiques actuelles plutôt instables (averses à caractère orageux quotidiennes) et la découverte de 4 premières taches de mildiou sur feuilles (deux parcelles de meunier de Passy-Grigny) nous ont contraints à appliquer le deuxième anti-mildiou en fin de persistance du premier. La vigilance est de mise car les températures sont douces et parfois les cumuls d’eau importants. Pour notre vignoble, nous avons enregistré 7-8 mm sur la fin de semaine dernière et ce dernier week-end. Le ciel est bien gris et les températures plutôt élevées, l’oïdium devrait logiquement pointer le bout de son nez... En terme de pluies, la tendance s’inverse actuellement avec 10 mm aujourd’hui sous forme de précipitations bien battantes entre 16 et 18h00 et un vrai coup de vent ce soir à 20h00 (une jardinière de fleurs retournée). Celui-ci a certainement entraîné quelques dégâts au vignoble, les rameaux sont fragiles car en pleine croissance et les fils ne sont pas encore relevés pour maintenir l’ensemble de la végétation. Nous verrons demain... L’ambiance orageuse devrait malheureusement se maintenir encore pendant quelques jours. En ce début de campagne, nous sentons la pression monter et nous n’avons malheureusement pas encore fini de trembler pour nos futurs raisins.
La pousse de la vigne s’est emballée depuis le 2 mai, date à laquelle le soleil puis la chaleur ont investi notre région. Les chaleurs estivales de ces derniers jours ont favorisé la sortie des inflorescences jusque là difficiles à observer. Tout allait bien, alors que certains ont été effrayés par le pont du 8 mai et de la pentecôte et ont anticipé le premier traitement, nous sommes assez nombreux finalement (et c’est plutôt rassurant) à avoir attendu cette semaine pour juger de l’opportunité d’une intervention visant le mildiou.
Malheureusement, la situation que nous appréhendons souvent en début de campagne se profile à l’horizon...
En règle générale, nous traitons le mildiou après les premières contaminations primaires, juste avant la sortie des taches pour éviter tout repiquage. Or, cette année la situation est différente mais déjà vue... La vigne et notamment les jeunes inflorescences sont très réceptives car les pampres ont poussé très vite. Les températures élevées ont certainement permis à une majorité d’organes de conservation du midiou d’atteindre leur maturité pour être prêts à contaminer la vigne. De plus, on sait par expérience que des fortes pluies orageuses (au moins 20 mm d’eau) battant le sol et projetant de la terre sur le végétal (là où se trouve le mildiou en début de printemps) associées à des températures élevées peuvent être à l’origine de grosses sorties de symptômes sur feuilles, sur rameaux et sur inflorescences (rot gris) si la protection préventive n’est pas en place. Aussi, dans cette situation, une protection préventive est largement recommandée mais fort heureusement, elle ne survient pas tous les ans.
Voilà pourquoi, Xavier prévoit de réaliser le premier passage anti-mildiou demain mercredi 14 mai. Des orages sont attendus dès le milieu de la journée. Espérons que la protection préventive pourra être en place sur une grande majorité de parcelles. Cet après-midi, le vignoble de Cerseuil a déjà essuyé une bonne averse orageuse qui a pu assurer quelques vraies contaminations primaires mais pas très inquiétantes au regard du cumul de pluies.
Pour l’instant aucune protection visant l’oïdium n’est justifiée, de nombreux travaux techniques ont montré le manque d’intérêt des applications effectuées avant le stade 7-8 feuilles en parcelle concernée l’année précédente et le stade 10 feuilles en parcelle indemne lors de la dernière vendange. On avisera lors du second passage visant le mildiou pour éventuellement associer un premier fongicide contre l’oïdium.
Les chélates évitant le jaunissement de la vigne ont été apportés durant ces deux derniers jours grâce à des "étoiles" qui s’enfoncent dans le sol et injectent le produit (dégradé à la lumière). Isabelle a profité de ces derniers jours pour observer à la loupe le vignoble. Les rares acariens rouges ont été vite engloutis par les typhlodromes leurs prédateurs. Les papillons de cochylis ("vers de la grappe") sont bien visibles au vignoble et nombreux dans les pièges. Nous avons repéré les premiers oeufs (parfois en nombre déjà important) qui donneront les jeunes chenilles d’ici quelques semaines et qui s’alimenteront des boutons floraux. Mais une intervention n’est décidée que si les niveaux de population de chenilles entraînent des dégâts quantitatifs sur la vigne (soit environ 1 chenille par inflorescence pour le cépage chardonnay). Autant dire que nous ne traitons que très rarement la première génération de ce ravageur.
Au vignoble, dans les prochains jours devraient débuter les travaux d’ébourgeonnage de la vigne.
Que de nouvelles sur l’exploitation ! le soleil installé depuis quelques jours a réveillé pour de bon la vigne. Elle est enfin partie pour de nouvelles aventures. Les bourgeons des Meuniers éclatent, ceux de Pinot noir et de Chardonnays laissent déjà apparaître 1 à 2 feuilles et les premières inflorescences commencent à pointer également. En ce début de saison, toute la faune se réveille aussi, cela "grouille" d’activité sur cette végétation naissante.
Au détour de nos observations, nous avons pu voir les premières larves d’acariens rouges (qui piquent et vident de leur contenu les cellules de la feuille entraînant des décolorations et des déformations typiques si les populations sont importantes), leurs prédateurs les typhlodromes bien visibles par leur couleur rosé (prennent la teinte de leur aliment consommé), les premières pyrales de 2-3 mm (petite chenille à tête noire brillante très active se nourrissant principalement de feuille de vigne et atteignant plusieurs cm à la taille adulte), les premières galles d’érinose (cloques rouges occasionnées par des acariens minuscules) plus inesthétiques que préjudiciables. Enfin bref, quelques ennemis de la vigne qui nous semblent bien secondaires et qui devraient être vite effacés d’ici quelques semaines par des ravageurs (tordeuses de la grappe) et des champignons parasistes (responsables du mildiou ou de l’oïdium) bien plus redoutables.
Pour l’instant, la réalisation du premier traitement n’est pas à l’ordre du jour en l’abscence de pluie même si la vigne est réceptive au mildiou. Il faut attendre les premières contaminations pour placer le premier traitement juste avant l’apparition des premières taches au vignoble afin de prévenir tout repiquage à partir de ces premiers foyers. Pour cela, nous suivons les conseils émis dans les Avertissements Viticoles du SRPV de Reims ainsi que les avis émis par l’organisme technique, Magister, qui suit deux de nos parcelles tout au long de la campagne. Ce premier fongicide pourrait être conseillé en cours de semaine prochaine si des pluies survenaient dans la deuxième moitié de cette semaine. Xavier se charge d’équiper l’enjambeur avec le pulvérisateur pneumatique.
Puis il passera pour apporter à quelques vignes des chélates de fer afin d’éviter à certains ceps de jaunir à l’approche de la floraison (ce qui a pour conséquence en cas de forte extériorisation d’entraîner un avortement de la fécondation). La chlorose est un sujet bien complexe car cela peut être lié à un manque de fer assimilable dans le sol pour la plante mais aussi à un problème d’assimilation du fer par les racines du cep ou bien encore à un problème de redistribution du fer à l’intérieur même de la plante. L’apport de chélates au sol ne résout donc pas systématiquement tous les problèmes de chlorose champenois...
La deuxième nouveauté est le lancement de notre Millésime 2002 qui sera bien évidemment proposé sous notre cuvée "Les Quatre Saisons". Il est dorénavant disponible à la vente.
Retour sur la campagne 2002 : quelques dégâts de gel, une sécheresse relative qui cache de grandes disparités nous obligeant à être vigilant par rapport au mildiou, une belle floraison en juin, une chaleur estivale à la fin juillet avant un mois d’août pluvieux qui ne semble pas affecté le début de la maturation. Le retour du soleil en septembre permet un enrichissement rapide en sucres des raisins. Les degrés à la vendange font l’objet de tous les éloges, les rendements raisonnables. Lors de la vendange 2002, on évoquait déjà un millésime...
Ce millésime est composé en majorité de Chardonnay (60 %), de Pinot noir (25 %) et de Meunier (15 %). Sa teinte est jaune claire avec des reflets bien brillants. Au nez, des parfums de fruits exotiques prédominent même si on peut percevoir dans un deuxième temps les fruits à noyaux. L’effet gourmand est assuré par une note d’amande fraîche. En bouche, on perçoit de suite l’acidité mordante d’une fermentation malo-lactique partielle, peut être est-elle à l’origine de cette longue persistance. Nous retrouvons l’ananas, parfois même l’anis. Les fruits sont bien présents et confèrent à ce vin des notes acidulées fort agréables. Un millésime qui diffère du précédent mais qui sait se faire remarquer par sa grande tonicité. 2002, un millésime à découvrir !