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www.lemanoirdusphinx.com pour une étape de charme en Côte d’Armor avec vue imprenable sur mer, où le client est roi. Produits de la mer au centre d’une cuisine soignée et inventive.
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Pour ces prochaines fêtes, le Champagne devrait toujours être au rendez-vous... en témoigne notre activité de vente toujours soutenue même à quelques jours de Noël. Pris par nos salons, livraisons et autres expéditions, nous ne pouvons encore avancer de chiffre précis mais l’impression est bien là. Le Champagne s’est encore bien vendu en cette fin d’année plutôt morose. Il est vrai que les clients recherchent de plus en plus un bon rapport qualité-prix et délaissent peut être les produits plus onéreux (même s’ils sont de bonne qualité !). C’est perceptible également dans les articles qui fleurissent dans la presse à pareille époque. De belle qualité pour un prix étudié, les Champagnes de Vignerons ont la part belle.
La Revue des Vins de France a, quant à elle, remarquée et commentée notre cuvée Prestige dans son édition de décembre. Elle est gratifiée de la note de 14/20 avec le commentaire suivant : « Bulles sages. Notes patissières fines, bouche crémeuse, ronde, avec de la tenue, du fruit, plus de saveur que la moyenne et en écho, au palais, de fines notes acidulées mûres. »
Cette cuvée dominée par le Chardonnay a la particularité d’être vinifiée pour moitié en fût de chêne ce qui lui confère une belle ampleur, idéale sur un repas en accompagnement d’une volaille par exemple.
Alors que nous sommes occupés à assurer ces dernières ventes, Agnès se charge de finir l’étiquetage des dernières bouteilles à expédier. Aurélien et Constant ont investi la cuverie et assurent le deuxième soutirage (enlever les parties solides issues de la fermentation malolactique) des vins clairs puisque cette dernière fermentation est terminée depuis un certain temps.
En début de semaine prochaine, on devrait commencer à préparer nos fêtes de fin d’année et à prévoir les premiers cadeaux, vaut mieux tard que jamais !
Absorbés par les livraisons, salons et autres expéditions nous délaissons notre vignoble (pour mieux le retrouver dès janvier prochain). Mais, même si notre quotidien est bien chargé, il nous faut de temps en temps s’arrêter, analyser nos pratiques, réfléchir et partager nos avis au sein de la grande famille de professionnels afin de toujours mieux s’inscrire dans une viticulture respecteuse de l’environnement et du consommateur. C’est pourquoi Isabelle a participé vendredi 28 novembre à l’Assemblée Générale de l’Association Viticole Champenoise.
L’équipe du Pôle Technique et Environnement du Comité Interprofessionnel du Vin de Champagne est revenue sur la campagne écoulée et a fait le point sur tous les travaux visant à limiter l’impact de toute notre filière sur l’environnement. En fin de conférence, le public (des professionnels, des fonctionnaires responsables, des politiques et autres décideurs sans oublier les journalistes présents) n’a eu aucun doute sur l’implication des professionnels champenois à mettre en oeuvre des techniques respectueuses de l’environnement. En oenologie, des travaux menés depuis plus de quatre ans vont permettre de proposer de nouvelles stratégies plus simples, économiques, réduisant l’émission des gaz à effets de serre notamment pour maîtriser les précipitations tartriques dans les vins (dans un avenir proche on remplacera probablement le passage au froid par une adjonction de gomme de cellulose au moment de la mise en bouteille ce qui évitera la formation de cristaux de tartre dans la bouteille, opération simple avec un produit naturel, non allergisant et avec une forte réduction de la consommation énergétique).
Pour la viticulture, on tourne une page et on affiche clairement la complémentarité entre la viticulture raisonnée (que l’on appelle durable maintenant) et la viticulture biologique (absence de traitement chimique de synthèse mais pas forcément de traitement). A l’inverse de ce que pense la majorité des journalistes, les deux viticultures ne s’opposent pas mais s’annoncent comme complémentaires. Belle démonstration effectuée par le directeur du Pôle Technique et Environnement du CIVC, Dominique Moncomble, et nous y adhérons pleinement. Les méthodes d’entretien des sols se ressemblent de plus en plus. En viticulture durable, on devrait d’ici quelques années réussir à réduire les doses de fongicides utilisés en les associant à des SDN (stimulateur de défense naturelle) et dans un autre domaine, récupérer les bois de taille en les conditionnant de telle manière qu’ils soient utilisés en bois de chauffe. Avec un des plus grand réseau de parcelles observées en saison (plus de 800 vignes visitées chaque semaine entre avril et août) et la reprise des Avertissements Agricoles par le CIVC, on devrait toujours accéder à un conseil de traitement personnalisé et éviter tout traitement superflu. L’objectif visé des techniciens est de sensibiliser encore plus de viticulteurs car comme le disait très justement Dominique Moncomble, « un bon conseil est un conseil appliqué ». Comme on a appris à vivre avec quelques herbes, il faudra désormais vivre avec quelques parasites dans les vignes (en ce qui nous concerne, cette notion est déjà assimilée depuis plus de 15 ans). Enfin bref, une viticulture champenoise qui se bouge, qui innove et qui veut plus que jamais s’incrire dans une viticulture respectueuse de l’environnement et du consommateur.
Dernier thème abordé en cette matinée chargée : La candidature de la Champagne au patrimoine mondial de l’Unesco au titre des paysages culturels viticoles. Un vaste projet fédérateur. Des experts ont travaillé sur ce sujet et sont en train de bâtir le dossier de candidature via une association créée à cet effet. Celui-ci doit démontrer le côté universel et exceptionnel du paysage culturel vivant de la vigne jusqu’au vin. Encore un sujet qui regroupe des acteurs politiques et socio-économiques autour d’un objectif commun de développement durable : transmettre aux futures générations des paysages vivants, spécifiques de notre région riches d’une grande diversité. Ces paysages pourront alors être protégés et valorisés. Ce qui devrait sans contexte conforter la protection de l’Appellation Champagne. Ce n’est pas gagné d’avance, la tache est délicate car il faut arriver premier. Le côté exceptionnel et universel de notre vin, le Champagne, et du savoir-faire en terme d’élaboration est indiscutable mais c’est loin d’être évident pour nos coteaux ou nos caves... Alors il va falloir trouver les bons arguments et convaincre !