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Quelle semaine ! c’est fourbus mais contents que nous terminons cette dernière semaine de travail.
Même si la fraîcheur est omniprésente, le soleil l’a éclipsée et a inondé généreusement le vignoble toute cette semaine aussi la vigne en pleure... En effet, on dit qu’elle pleure lorsque la sève monte des racines vers les bourgeons, c’est le témoignage de cette vie qui reprend le dessus après de longs mois d’hiver. Que le vignoble est beau sous ce fragile soleil de début de printemps...
Et toute l’équipe a suivi cet élan de vie, de bien être. Xavier a terminé les travaux de broyage de bois de taille dans d’excellentes conditions. Aurélien, Constant, Agnès, Pamela et Isabelle ont poursuivi la taille définitive des vignes tout en prenant bien soin de lier dans la foulée les bois de l’année sur les fils lieurs soit à l’aide d’une pince manuelle et d’une ficelle à lier (là c’est aïe pour le dos...) ou d’une pince à lier électrique Pellenc qui rend l’opération plus rapide et par conséquent moins pénible et moins douloureuse. Certains viticulteurs utilisent pour le travail de lierie manuelle des petits vélos flanqués de larges selles sur lesquels les personnes s’assoient, le dos est alors moins sollicité mais les jambes prennent le relais.
Au détour de ces travaux, on voit les premières fleurs de véronique ou bien de cardamine, les premières boarmies. Ces dernières sont des chenilles de lépidoptère qui passent l’hiver sur le cep de vigne et quand vient le printemps, elles s’attaquent aux bourgeons qui se sont arrondis sous l’action de la reprise végétative. Elles font un petit trou sur le côté du bourgeon et l’évide. Si celles-ci sont nombreuses, elles peuvent faire des dégâts importants. Aussi, il faut surveiller les parcelles dans lesquelles elles ont été repérées pour observer l’avancée des dégâts, si le débourrement est rapide, aucun traitement ne s’avère nécessaire. Parfois lorsque le débourrement de la vigne est ralenti par des températures fraîches et que les populations de boarmie sont importantes, un traitement peut être envisagé. Mais il en faut plusieurs par cep pour être dans cette situation. Pour notre part, nous ne réalisons jamais de traitement vis à vis de ces ravageurs. Plus tard, lorsque le bourgeon sera dans le coton, un autre ravageur beaucoup plus vorace pourra s’y attaquer : c’est la noctuelle, un gros vers gris (qui habite aussi les jardins). Le jour, elle se tient à l’abri dans les premiers cm du sol et la nuit la voilà qui gloutonne les bourgeons. Elle peut évider comme un oeuf à la coque l’ensemble des bourgeons d’un cep en une seule nuit. Mais pour ce ravageur, la période de sensibilité de la vigne est plus courte que pour la boarmie. Donc en bref, pas de panique avec ces ravageurs de début de campagne...
Dans le même temps, Xavier a fait positionner sur le rang de plantation un herbicide de pré-levée dans quelques parcelles du vignoble, aucun produit n’est appliqué dans l’inter-rangs là où l’érosion est la plus fréquente. Cette application nécessite l’utilisation d’un appareil adapté pour localiser le produit à l’endroit précis où cela est souhaité. Cette manipulation effectuée par un prestataire permet de réduire par deux les volumes d’herbicide épandus...
Taille, lierie, livraisons devraient encore constituer l’actualité de nos prochaines journées de travail.
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Vignoble de Cerseuil au printemps
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Autre coteau de Cerseuil au printemps
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Premières fleurs de véronique au vignoble
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Sarments broyés au sol
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Sarments en cours de broyage
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Taille définitive en cours sur du Chardonnay
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Pince à lier électrique en fonction
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Pleur de la vigne
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Pleur de la vigne
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Pleur de la vigne
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Première boarmie visible sur cep
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Rare boarmie actuellement visible
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On sent le printemps arriver... Cela fourmille dans tous les sens. En effet durant ces derniers jours, toute l’équipe s’est activée à diverses tâches de fin d’hiver pour se consacrer intégralement dès la semaine prochaine à la fin de la taille au vignoble.
Aurélien, Agnès et Pamela poursuivent la taille et commencent à attacher les bois sur les fils lieurs avant le début de la reprise végétative. Ces travaux devraient tous nous accaparer lors des trois prochaines semaines. Toutes les vignes sont émondées (brins inutiles sont enlevés), il faut désormais repasser dans les parcelles pour effectuer la taille définitive des bois sélectionnés (tailler en fin d’hiver permet de retarder, sans entraîner de dommage à la vigne, la sortie des jeunes pousses et par conséquent de préserver les vignes d’éventuels risques de gel printanier).
Alors qu’Isabelle a pris en charge le poste habillage, Xavier et Constant ont pu occuper la cuverie où ils ont procédé aux assemblages grandeur nature, pas moins de huit assemblages différents... Pour effectuer ce travail, Xavier a désormais l’habitude de louer une citerne alimentaire où il envoie par l’intermédiaire d’une pompe assortie de tuyaux les quantités exactes de vin de chaque origine. Cela facilite les manipulations.
Constant s’est familiarisé avec les fûts. Après bon nombre d’années de service, certains tonneaux ont été réformés car les caractères transmis aux vins n’étaient pas ceux souhaités. Les plus récents datent d’il y a deux-trois ans déjà, ils sont parfaits actuellement. Ils proviennent de la tonnellerie artisanale de Cauroy-les-Hermonville, située au nord-ouest de Reims. Depuis quelques années cette vinification en fûts a le vent en poupe, de plus en plus d’élaborateurs champenois redécouvrent cette technique. Xavier aime travailler une partie des moûts de cette manière. Certains vins y sont magnifiés, tous les ans on obtient des profils différents au bon vouloir de chaque fût. Chaque tonneau crée le vin qu’il garde en lui à son image. L’élaborateur reste toujours surpris et découvre tous les ans de nouveaux caractères. Et même si cette technique délicate requiert plus de travail que la vinification en cuve, Xavier l’assure avec beaucoup de plaisir. Evidemment comme dans toute manipulation alimentaire, il y a l’étape du nettoyage. Pour cette tâche et à la grande surprise de Constant, un appareil réalise une bonne partie du travail, le système MOOG distribué par Viti-Vini-Diffusion. Cela permet de laver l’intérieur des fûts et des cuves avec de l’eau chaude distribuée à forte pression et d’éviter l’utilisation de produits de nettoyage. Evidemment, il faut quand même entrer dans certaines cuves pour parfaire le nettoyage dans certains angles... Pour les fûts, ils sont désormais remplis de vins de réserve.