h

Une saison végétative plutôt sereine….

2025 se veut être à l’opposé de 2024… Un printemps sec et ensoleillé favorise la pousse au vignoble mais pas les maladies. La vigne débourre plutôt normalement mais des températures estivales précoces accélèrent la pousse ainsi que les travaux d’ébourgeonnage. Les relevages débutent après la mi-mai et le beau temps ne vient aucunement contrecarrer leur réalisation. De ce fait, les champignons restent discrets et les interventions se font plus rares que l’année précédente, leur réalisation aisée, compatible avec les travaux manuels. Le potentiel agronomique est satisfaisant dans nos Chardonnay, plus irrégulier dans nos Meunier même si la constitution des inflorescences laisse présager de belles futures grappes. Mais il faut attendre la floraison, dans les premiers jours de juin pour conclure sur la bonne réalisation de celle-ci puis de la réussite de la nouaison. Les vignes au feuillage bien vert sous ces conditions estivales ont réussi à exprimer toutes leurs promesses, de belles grappes sont là, avec une fermeture rapide observée à la fin juin confirme l’avance d’une dizaine de jours du cycle végétatif. Comme d’habitude les Meunier se pressent dès la nouaison pour atteindre rapidement la fermeture de grappe, celles de Chardonnay prennent leur temps mais finissent pas se fermer avant la mi-juillet.

Sur le domaine, les relevages et le palissage sont terminés au 20 juin démontrant encore une fois la précocité et la rapidité des travaux liés aux températures estivales de cette période.
Alors que la protection 2024 se devait être sans faille, celle de 2025 a pu être plus lâche, peu de taches primaires de Mildiou puis peu d’évènements pluvieux toujours bien anticipés en préventif n’ont pas permis à la maladie de s’exprimer réellement ni de lancer la dynamique. Aussi, la protection depuis le début juillet peut être suspendue ou bien effectuée en sous dosage avec des spécialités à base de cuivre. Pour l’Oïdium, la protection a débuté dans nos Chardonnay au stade 7 – 8 feuilles et nous avons su être vigilants pour la réalisation d’une protection préventive à la période pré-floraison – nouaison. Malgré cela, les conditions très ensoleillées, une faible hygrométrie et probablement un « pied de cuve inoculum » très réduit lié à un bon état sanitaire fin 2024 n’ont pas permis à la maladie de s’exprimer ni de progresser. Seuls les Cochylis en première génération ont joué les trouble-fêtes en limite de secteur protégé par confusion sexuelle mais cela reste sans conséquence en première génération, pour la deuxième génération nous avons observé régulièrement les grappes pour déceler d’éventuelles pontes mais les températures élevées et les faibles hygrométries du début juillet n’ont pas été favorables. La surveillance de la cicadelle de la flavescence a débuté afin de traquer les éventuels ceps suspects, toute l’équipe est à pied d’oeuvre pour repérer d’éventuels symptômes… et sur ce point, la Champagne montre l’exemple. Elle reste unie et engagée pour réussir collectivement cette lutte préventive et éviter l’extension de cette maladie destructrice du vignoble. La pérennité de celui-ci est en jeu…

Voilà au vignoble, les premières baies colorées sont visibles depuis quelques jours et laissent présager un vrai début véraison dans les derniers jours de juillet… affirmant s’il en était encore besoin, la précocité des prochaines vendanges, fin août, début septembre ? le suivi maturité débutera lors de la première décade d’août et les mesures successives de la montée des sucres dans les raisins permettront de définir la date optimale d’ouverture des vendanges 2025. Encore un peu de patience, les conditions climatiques des prochaines semaines seront déterminantes dans l’avancée de la maturation.

Pour l’heure, l’actualité est aux débats et aux compromis afin que les maisons de Champagne et les Vignerons se mettent d’accord sur le volume autorisé à cueillir en 2025. Effectivement, il y a bien un rendement agronomique dans nos vignes mais pour préserver l’équilibre de la filière et adapter l’offre et la demande il convient de coller au plus juste aux sorties. Si les vignerons, ayant bien maîtrisé leurs hausses de tarifs et proposant des produits authentiques et de caractère maintiennent ou voient progresser leurs ventes, il n’en est pas de même pour les maisons, accusant un recul des ventes consécutif à une hausse trop rapide des prix ou à des contextes géo-politiques incertains pesant sur leurs volumes vendus à l’export. Evidemment le plus gros volume étant celui des maisons de Champagne, celles-ci souhaitent un rendement modéré en deçà de 9000 kg / ha alors que les vignerons espèrent un rendement entre 9 et 10000 kg/ha. Après concertation, la réponse devrait être donnée dernière décade de juillet, ce qui permettra de préparer les vendanges en conséquence.
Nos équipes sont constituées et prêtes pour la fin août.

En cuverie, quelques travaux d’entretien sont en cours comme la mise en place actuelle de carrelage au sol de l’espace dédié au stockage des raisins à la vendange. Au cellier, on effectue encore quelques envois de commandes pour des évènements festifs de l’été et on s’active à la préparation de quelques nouveautés pour l’automne… en attendant cette prochaine vendange. D’ici là, bel été avec de jolies bulles pour leur fraîcheur et leur impertinence !

Champagne Thevenet Delouvin

28, rue Bruslard – 51700 Passy Grigny – FRANCE
Tél. : +33 (0)3 26 52 91 64
Mail : contact@champagne-thevenet-delouvin.fr

Cochet Concept